L'expo "Stéréoscopage"
se déroulera
durant tout le festival
dans l'allée allant du manège
à la jardinerie,
face à la pharmacie


Participez aux prix “Bulles”
pour récompenser 5 auteurs
en dédicaces.
Des bulletins de vote
sont à votre disposition
dans les allées du centre,
et la remise des prix
aura lieu en direct
le vendredi
2 février à 18h.

Retrouvez Spirou
dans les allées du Centre :
c'est peut-être à vous
qu'il offrira un chapeau
et des magazines Spirou !





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Imaginez une photographie en noir et blanc, réalisée par un photographe spécialiste du cinéma ou de la photo d’art.
Le choix de la composition, des jeux d’ombre et de lumière, de l’instant où le mouvement a été interrompu pour être gravé sur le film, font que le cliché sera réussi ou qu’il ne le sera pas.
Le propre de l’artiste est justement de savoir combiner ces différents paramètres, de façon à ne pas simplement restituer une représentation “clinique”; du sujet, maisà atteindre la sensibilité du spectateur pour provoquer en lui des émotions, ou mieux,
des réflexions.





Stéréoscopages:
Katia
Martin-Maresco

Moebius,
photo de F. Campiglia


Imaginez que vous confiiez cette photographie à un dessinateur de bandes dessinées et que vous lui demandiez de laisser libre cours à son imagination. Contrairement au photographe, le dessinateur créée de toutes pièces les éléments dont il a besoin, s’appuyant sur l’acquis d’innombrables générations de peintres et de graphistes pour représenter non pas l’aspect des choses, mais bel et bien leur âme. Qu’il retouche la photo en couleurs ou en noir et blanc, il va donc renforcer, voire détourner entièrement l’émotion déjà procurée par le photographe. C’est ainsi que l’oeuvre acquiert en quelque sorte une nouvelle dimension.


Mais paradoxalement, des dimensions, cette oeuvre n’en compte toujours que deux. Imaginez enfin que l’on y ajoute la troisième : la profondeur. Imaginez que l’on découpe la photo retouchée, et que l’on en répartisse les différents morceaux selon plusieurs plans, enfermés entre deux plaques de verre espacées de quelques centimètres. A l’aide du découpage, on peut modéler l’ombre et la lumière, la platitude et le relief, on peut ajouter des personnages ou matérialiser les rêves et les pensées de ceux qui existent déjà. Et surtout, ainsi que le photographe et le dessinateur l’ont déjà fait, on peut enrichir l’oeuvre d’une émotion nouvelle.




Benloulou,