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Imaginez une photographie en noir et blanc, réalisée par un photographe spécialiste du cinéma ou de la photo dart.
Le choix de la composition, des jeux dombre et de lumière, de linstant où le mouvement a été interrompu pour être gravé sur le film, font que le cliché sera réussi ou quil ne le sera pas. Le propre de l’artiste est justement de savoir combiner ces différents paramètres, de façon à ne pas simplement restituer une représentation “clinique”; du sujet, maisà atteindre la sensibilité du spectateur pour provoquer en lui des émotions, ou mieux,
des réflexions. |
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Stéréoscopages:
Katia
Martin-Maresco
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Moebius,
photo de F. Campiglia
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Imaginez que vous confiiez cette photographie à un dessinateur de bandes dessinées et que vous lui demandiez de laisser libre cours à son imagination. Contrairement au photographe, le dessinateur créée de toutes pièces les éléments dont il a besoin, sappuyant sur lacquis dinnombrables générations de peintres et de graphistes pour représenter non pas laspect des choses, mais bel et bien leur âme. Quil retouche la photo en couleurs ou en noir et blanc, il va donc renforcer, voire détourner entièrement lémotion déjà procurée par le photographe. Cest ainsi que loeuvre acquiert en quelque sorte une nouvelle dimension.
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Mais paradoxalement, des dimensions, cette oeuvre nen compte toujours que deux. Imaginez enfin que lon y ajoute la troisième : la profondeur. Imaginez que lon découpe la photo retouchée, et que lon en répartisse les différents morceaux selon plusieurs plans, enfermés entre deux plaques de verre espacées de quelques centimètres. A laide du découpage, on peut modéler lombre et la lumière, la platitude et le relief, on peut ajouter des personnages ou matérialiser les rêves et les pensées de ceux qui existent déjà. Et surtout, ainsi que le photographe et le dessinateur lont déjà fait, on peut enrichir loeuvre dune émotion nouvelle. |
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Benloulou,
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